l’adolescence arrive : deux, trois idées pour consolider le lien avec nos préados

Consolider le lien avec ses préados pour se tenter une adolescence la plus zen possible

On a encore la sensation de leurs 3,2kg dans les bras et déjà on les voit s’éloigner vers l’adolescence… Ça passe vite et ces petites années passent encore plus vite. On est à l’aube de l’adolescence et il est temps de consolider/recréer ce lien qui parfois fait défaut…. Parce qu’il y a de la colère dans leurs comportements, parce qu’il n’y a pas le temps, parce qu’on est trop fatigué.

 

Au milieu de tout ça, et pour se préparer une phase adolescente sereine, il est temps de faire cet effort de garder le lien avec notre préado pour qu’au moment où il se rendra compte qu’il n’a plus besoin de nous (en tout cas, il en aura la croyance), il ait encore l’envie de partager deux trois petites choses. Pour cela, il est de bon ton de faire passer le message :

Je m’intéresse à ton monde.

Cela veut dire quoi ? On prend le temps d’avoir des moments où la famille se retrouve, des temps partagés. Oui, il y a les vacances… Globalement c’est bien, mais cela ne suffit pas. Et d’autre part, si on compte que sur les vacances, il est fort probable qu’à un moment donné on puisse vous dire « je préfère aller chez Thomas/Sidonie… ». Donc on a la nécessité de réinvestir le quotidien :  les moments de tous les jours.

Réinvestir le quotidien de nos préados

C’est vrai, ils sont de plus en plus autonomes. Mais ce n’est pas une raison pour ne plus être présents. Alors si ce n’est plus le cas, on recommence à manger ensemble. Si c’est trop compliqué, on peut tenter avec des repas conviviaux en fonction des préférences de chacun. Une soirée crêpes, une raclette, des fajitas, un couscous… L’idée est que cela fasse plaisir et que ça se passe bien. Du coup, on évite d’enchainer sur l’évaluation de grammaire ratée de N°2 (c’est pour un autre moment).  

Condition sine qua non : On laisse le portable sur le meuble dans l’entrée. Ainsi on évitera une normalisation de l’utilisation envahissante du téléphone portable au sein du foyer familial. Notez qu’en gardant le vôtre en permanence, vous faites passer le double message : «Ce qu’il se passe dans mon téléphone est plus important que toi » ainsi que « le téléphone est un indispensable »

Pour cela, il est primordial de faire le premier pas. On laisse le portable sur le meuble de l’entrée et on ne répond plus aux sms et autre mail « super urgent » pendant qu’on les aide à faire les devoirs, pendant le repas ou qu’on les écoute tout simplement nous raconter la sortie scolaire. Ce qu’il y a de « super urgent » c’est de faire passer le message que votre enfant est assez important pour que vous lui accordiez votre attention sans qu’il ait besoin de faire des bêtises pour cela.

On s'intéresse et on accorde du temps

Maintenant que nous sommes reconnectés à leurs réalités. On s’intéresse à ce qu’ils aiment. Les BD, la musique, un sport, le jeu de rôle, le street art… peu importe. On en parle ensemble, on pose des questions, on s’intéresse vraiment. Et on se renseigne, en épluchant internet voir s’il n’y a pas un évènement qui pourrait les intéresser et on propose… d’aller faire une balade « street art » dans le 13e arrondissement, de les accompagner voir un match de volley dans la ville voisine, aller assister à un concert ensemble… voire lui proposer de repeindre le mur intérieur du garage/sas en faisant un street art familial. Oui, on sort de sa zone de confort en s’amusant ensemble… L’objectif est de garder le contact et que votre futur ado ait la capacité de se dire que oui vous pouvez être une personne-ressource même à l’adolescence.  Venir vous parler si quelque chose ne va pas dans son quotidien… Que ce soit du harcèlement, des difficultés à travailler, à avoir des amis ou tout simplement pouvoir vous dire « ça ne va pas, j’ai besoin d’aide ». 

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