Les écrans et les enfants de moins de 3 ans

Pourquoi tant de discussion autour de ces écrans, présentés un temps comme la révolution du XXI°s ? Les écrans ont envahi notre quotidien et c’est bien par ce biais qu’ils sont arrivés dans le monde duveté de lapetite enfance.

L’industrie trop contente d’accompagner cette tendance en voyant là un nouveau marché s’est faufilée dans la faille pour proposer des écrans “kid-proof”:  grosse tablette avec poignée de manipulation, application dite ludique estampillée “educative” ou “adaptée au développement du tout petit”. On a même droit à des applications censées développer telle ou telle compétence de l’enfant.

Dans un autre contexte, nous ne serions pas tombés dans le panneau. Mais niveau temporalité, ça tombait bien :  l’éclatement géographique des familles qui laissent les jeunes parents loin de toute assistance familiale, la charge mentale dans le foyer, la pression du travail et l’ingéniosité du marketing vantant les mérites de telle ou telle plateforme, chaine pour bébé…

Oui il y a bien une chaine pour les tout petits sur le TNT : Gulli où les “cry babies” exhibent leurs formes rondes et leurs douces couleurs devant un “tout public” complètement hypnotisé.

Ces écrans sont devenus assez rapidement une nounou efficace et pas chère. Après quelques expositions régulières, les écrans ont la capacité à faire taire les enfants, tout en ayant une paralysie complète du système musculaire… Oui ils ne courent plus partout (Enfin !) et ils ne bougent plus… Le muscle masséter en profite pour faire une pause et laisse littéralement tomber la mâchoire inférieure. Laissant notre petit bout avec l’expression ébahie et béate d’un paresseux tentant de gober des mouches. Bref, le rêve.

Bien que cette pause puisse être la bienvenue et non problématique si elle est exceptionnelle, elle devient littéralement pathogène lorsqu’elle est régulière et quotidienne, voire pluriquotidienne. Et c’est bien là le problème : la régularité de l’exposition.

Pour ceux qui voudrait lire le rapport sur l’usage des écrans rendus au gouvernement au mois d’avril dernier,  c’est par là : 



Le développement de l'enfant

Le nouveau-né humain est le plus immature du règne animal. Il lui faut au moins 10 ans (16 ans minimum en occident) pour être autonome. Il va lui falloir apprendre beaucoup de choses, mais c’est aussi parce qu’il a le plus gros potentiel par ailleurs.

 

Mais pour exprimer un potentiel, il doit être utilisé ! Et avant 3 ans, ce que l’enfant doit apprendre est assez simple, mais primordial pour la suite.

On parle du langage bien sûr (les sons, les mots, mais aussi le langage du corps : la reconnaissance des mimiques), les compétences motrices (lève-toi et marche !) et les compétences fondamentales pour la suite de ses capacités cognitives : les capacités d’attention et de concentration.

À la question “comment apprennent les enfants ?” On répond par l’expérimentation et le mimétisme. Ils regardent leur entourage, ils essaient et essaient encore.

Cet « entrainement », créé de nouvelles connexions neuronales et faire apparaitre de nouvelles compétences. De fait, un enfant va donc continuer une expérience qui “fonctionne” et laisser tomber ce qui ne marche pas.

C’est à ce moment-là que la particularité “statique” de l’écran devient un problème. Devant “Cry babies Pat Patrouille ou Peppa pig » , un enfant va sourire, il va tenter de parler à “Greeny” (Un personnage du “Cry babies”), mais celui-ci ne va pas lui répondre. Pire il s’en fiche carrément !! (pour ne pas dire autre chose)

Qu’à cela ne tienne, notre petit bout essaiera une prochaine fois… peut-être que Greeny faisait la tête ce matin ! 

Ce lien entre l’enfant et la personne en face de lui est primordial, c’est “l’accordage affectif” . Quand il sourit pour les premières fois, le fameux “sourire aux anges”, les parents le pensant heureux vont reproduire ce sourire… Il y a interaction ! Un moment rempli d’émotion qui va favoriser de nouvelles interactions, renforçant ainsi les réactions de bébés dans un cercle vertueux d’échange et d’apprentissage des codes de la communication… le son, le regard, la mimique.

Le bébé est un être de communication, qui ne demande qu’à développer ses apprentissages :

  • Ils démarrent par une imitation quasi innée, véhiculée par les neurones miroir, actifs dans tout échange humain
  • Puis ils prennent de l’ampleur et s’inscrivent dans le temps par la mise en route de processus créatifs qui alimentent les échanges et les complexifient.

Tout cela marche avec Papa, maman (ou tout autre sapiens bienveillant), mais pas avec Marcus (le dalmatien dans Pat Patrouille)… qui décidément n’en a rien à faire de notre petit bout. Si Marcus est trop présent dans le quotidien de notre petit bout… il va finir par en faire une règle du genre :

  • Cela ne sert à rien d’interagir avec les autres, ils ne répondent jamais.

Qui finira par se répercuter sur son comportement :

  • Donc, je ne réponds pas, je ne parle pas et je ne regarde pas dans les yeux.

Ce qui reste assez problématique, soyons honnête.

Pour ceux qui vont dire qu’il y a des applications qui favorise les apprentissages, développent la conception spatiale… ou quoi que ce soit d’autre, je dirais que manipuler un cube sur une application 2D est proche de l’intérêt zéro parce qu’il ne se coordonne pas avec la manipulation manuelle, le toucher, l’expérimentation de l’empilement, de la chute, de la construction, du bruit qui va avec… du jeu que cela introduit et appelle la fratrie. C’est tout cela l’apprentissage. C’est ce qui développe le cognitif : FAIRE DU LIEN.

Or l’écran chez le tout petit (et les autres aussi), ne fait pas de lien, il isole.

 



Isolement par les écrans

Il isole sensoriellement, socialement, et c’est pour ça qu’avant 3 ans les écrans ne sont pas une bonne idée.

En condensé, résumée cela donne : pas d’écran avant 3 ans, pas de télé dans la même pièce qu’un tout petit et s’il doit y avoir des moments où on utilise l’écran pour gagner un peu de calme (dans le TGV, dans une salle d’attente), cela doit rester exceptionnel et cela reste une utilisation partagée. On joue avec son enfant, on l’accompagne et on lui fournit ainsi l’interaction que l’application n’est pas en mesure de générer.

Un écran n’est pas un garde d’enfant, une télé n’est pas une berceuse, un téléphone portable n’est pas un jouet.

Faut-il les interdire avant 3 ans ? Dans un monde et une société où l’on aurait pensé une éducation sanitaire et une éducation à la parentalité, cela n’aurait pas été nécessaire…

Mais nous voilà en 2024, dans une société où la prévention n’existe pas et où l’on considère que la vie familiale fait partie de la vie privée.  Résultat, on voit de plus en plus de “solution” qui révèle leur potentiel pathogène.

On a rendu obligatoires les vaccins contre les maladies infantiles, on a rendu les masques obligatoires pendant le covid, on va interdire les écrans avant 3 ans…

Et si on se rendait compte que l’on manque d’une éducation sanitaire, pour tous ?  D’une éducation à la parentalité pour tous ?

La contrainte ne convainc pas, la contrainte impose… mais ne résiste pas au temps et à la difficulté inhérente à l’éducation d’un enfant. Et pour ne pas « tomber » dans la facilité de mettre son enfant devant un écran, il faut avoir compris le risque qu’on lui fait prendre…

 

La parentalité c’est “Naturel”, mais ce n’est en aucun cas inné et encore moins facile. Surtout dans un monde où être parent, n’a plus rien à voir avec le modèle de leurs propres parents… 25 à 30 ans plus tôt.

La problématique des écrans ne s’arrête pas à 3 ans, mais se projette au delà. Souvent avec les troubles du sommeil et un risque accru au harcèlement. On en discute par là :

Douze idées pour éviter de sombrer dans la dépression du BlueMonday et faire de l'hiver sa saison préférée.

Il fait froid, il fait sombre, il n’y a pas de soleil… il fait nuit tard le matin, tôt le soir… bref c’est le mois de janvier ! Perso je dirais bien  « chouette » mais force est de constater que peu partage mon enthousiasme de l’hiver. Pire c’est le BlueMonday !! L’hiver et le mois de janvier pour beaucoup c’est un problème et aussi un renoncement récurrent avec lequel ils plongent dans une apnée avant de pouvoir entrapercevoir le retour du printemps.

 

La véritable contrariété c’est qu’il y a un hiver chaque année et malgré la naïve croyance de certains, le réchauffement climatique ne va rien résoudre. (Soit dit en passant, le réchauffement climatique ne va pas résoudre grand-chose. Si ce n’est une réduction géographique de la zone d’activité du Trypanosoma Brucei. Entre d’autres termes le parasite de la maladie du sommeil. Son territoire d’activité se réduit certes mais surtout change de zone. Il va donc toucher 50 millions de personnes supplémentaires en Afrique australe. J’avais dit que cela n’allait pas résoudre grand-chose ce changement climatique… ).

Nous voilà donc au mois de janvier à parler du BlueMonday. Qu’est ce donc que cette invention marketing ? Parce que oui c’est du marketing… Même le Starbucks ce matin, dispose des stickers sur ces cafés…  Et sans surprise, on se rends compte que c’est l’oeuvre d’une « simili etude » psychologique censée motiver les voyages vers le soleil pendant l’hiver. Le tout qui alimente une campagne de publicité d’une agence de voyage… vantant le soleil pendant le mois d’hiver. 

Au milieu de ce BlueMonday, vous avez été trois à me parler de la difficulté de cette vague de froid et de l’hiver ce matin, je vois bien que c’est un problème.

Sous le soleil tout est plus simple !!

Well… ce n’est pas encore complètement tranché, ça dépend à qui on pose la question. C’est vrai et faux à la fois.

Vrai parce que le rayonnement solaire active la synthèse de la vitamine D, que ces mêmes rayonnements nous resynchronisent notre horloge biologique tous les jours, et que la chaleur des rayons (oui toujours eux) sur notre peau a un petit côté réconfortant non négligeable. Les régions septentrionales qui vivent la nuit polaire ne nous contrediront pas… On y traite la dépression et l’anxiété à la luminothérapie (entre autres)…

 

Cependant, c’est aussi faux parce que si le rayonnement solaire favorise la sécrétion de sérotonine, cela ne suffit pas à éviter la déprime. Et par conséquent on peut aussi déprimer à Saint-Tropez (notamment parce que leur terroir est en train de devenir un Disneyland pour milliardaire, mais c’est une autre histoire.) Et la déprime sous le soleil, c’est parfois pire parce qu’en plus, on a une petite tendance à culpabiliser de déprimer alors que le temps est merveilleux. Bref c’est double peine !

Ce mois de janvier est donc l’occasion de changer notre point de vue sur l’hiver.
Oui, découvrir le charme discret et tellement cosy de l’hiver. Pourquoi ? 

« Pas le choix »

est ce qui me vient à l’esprit assez simplement.

On peut certes prendre la décision de déménager, faire le digital nomade sur les plages du Costa Rica ou à Phuket. Certains me diraient Perpignan ou Cannes pour faire plus simple (et plus développement durable…) mais là j’en profite pour casser le mythe. Le sud de la France, ce n’est pas la Floride. Il y a un hiver, il pleut, il fait froid, c’est parfois gris et on doit y porter des manteaux. OK pas besoin de sortir la parka polaire, mais quand même.

Pour celles et ceux qui n’ont pas la possibilité ou l’envie de quitter nos hautes latitudes, comment gérer l’arrivée de l’hiver ? En faire un truc sympa à vivre ou du moins pas trop désagréable et pourquoi pas utile ?! (Utile dans le sens autre chose que le quotidien qui se répète) En bref…  

comment faire un extrême make over avec son hiver ?

L’objectif est de faire ressortir le côté plaisant et chaleureux de l’hiver. La cheminée, le plaid et le chocolat chaud avec des Chamallows dedans, et un bon livre dans les mains. Un chat sur les genoux et les enfants qui font des coloriages sur la table… Je rêve ? Oui c’est probablement plus sur le sol qu’ils seraient en train de dessiner les miens, mais peu importe.

Le but c’est de rêver l’hiver.

Et pour ça, on se concentre sur ce que l’on peut faire évoluer assez rapidement. On peut toujours aussi se poser la question de changer de vie, mais c’est une autre histoire. Je parle plutôt d’essayer de se concentrer sur ces petites choses du quotidien que l’on peut modeler avec peu de moyens (de temps, de matériel, d’argent…), mais avec tout plein d’envies.

Mon environnement je l'aime, je le modele à mon image

En gros, c’est le moment d’aller s’inscrire au hockey sur glace (depuis le temps) ou regarder le planning des matchs de la ville voisine pour se mettre dans l’ambiance canadienne…

De ressortir votre pull fétiche tout doux et de profiter du bonheur tout simple de pouvoir contrôler son ressenti thermique. On admettra facilement qu’il est plus simple d’enfiler un col-roulé quand il fait froid, que de faire face à une canicule alors qu’on est déjà en petite tenue.

On trouve le café de ses rêves pour aller travailler en ville, et on s’y installe. On change régulièrement pour varier les ambiances et pas se faire fâcher par le propriétaire… merci aux bistro et café de ne pas jeter les étudiants et travailleurs dehors au bout d’une demi-heure (histoire de ne pas râler après que tout le monde va au Starbucks… qui utilise la déprime du #BlueMonday pour vendre ces cafés on elle rappelle.)

 

On réinvestit dans les soupes. Je vous vois venir avec votre tétrapack ! Des soupes faites maison, avec un gout identifiable. Ça sera bon pour la santé et le moral. Si ! Une soupe courge-curry-lait de coco c’est top. Et puis cela est l’occasion de piocher dans le tas de livres de recettes qui végète sur une étagère pas loin de la cuisine.

C’est d’ailleurs l’occasion idéale pour inviter chez vous, pas besoin de faire de la grande cuisine si ce n’est pas votre truc. Même si c’est peut-être le moment d’essayer de s’y mettre. Oui les fameuses soupes, mais aussi ce que vous voulez. Et puis on sort le jeu de cartes, le Trivial Pursuit ou Risk pour les plus téméraires… ça peut être aussi fun qu’un pique-nique sur les quais.

L’hiver c’est le moment de réinvestir son chez-soi. Le moment pour réaménager le salon, la chambre. Pas besoin d’aller dévaliser HABITA ou IKEA, changer les places des meubles peut faire le truc. Faire quelques boutures, faire pousser un noyau d’avocat (mais si, vous avez cédé à la mode de l’avocat), faire germer le blé pour mettre sur le rebord de fenêtre… Les plantes dans son intérieur sont une bonne façon de rajouter de la vie. C’est beau, c’est changeant et ça purifie l’air… parfois. Un Spathiphyllum ou un lierre cendré peuvent faire le job. Pour savoir comment s’en occuper sans le faire mourrir (ce qui peut être intéressant) on peut aller visiter cette page là : 

 

On peut se lancer dans une décoration changeante. Après Noël, on vise l’hiver. Les jolies déco que l’on voit parfois sur les vitrines, vous pouvez les faire chez vous… une activité DIY avec vos enfants, ou juste pour vous. Alors non ! On n’achète pas des trucs en plastique moches, on dessine sur les fenêtres. Ça tombe bien l’hiver c’est la saison du blanc. Je vous conseille le feutre de craie plutôt que les posca qui vont sécher sur les vitres… (Et le Posca c’est pénible à nettoyer) ou alors du blanc de Meudon tout simplement.  Alors atelier dessin « flocon de neige » sur les vitres pour les plus petits… taper « décoration fenêtre hiver » sur Pinterest vous trouverez de l’inspiration, et ça enlèvera le côté sombre et noir des fenêtres après 17h.

 

Casser les préjugés de l'hiver

Parce que le problème de l’hiver c’est la nuit… et l’exacerbation du sentiment de solitude qui va avec. Peut-être il y a moins de monde dehors, mais les gens sont toujours là et toujours avec l’envie d’être rencontré. Fin aout, j’avais parlé du forum des associations. On peut relire ici : 

ce petit club de running, dessin, volley-ball, lecture, café géopolitique, poterie ou autres, où vous vous êtes inscrit(e) et où vous allez pouvoir rencontrer du monde qui aime faire les mêmes choses que vous !! Si vous pouvez cibler une activité proche de la maison, c’est mieux… Ça permet de rencontrer des gens qui n’habitent pas loin… ça sera toujours plus pratique pour les apéros/chocolat chauds à l’improviste.

Si ce nouvel ami habite un peu loin, on ressort le vélo. Oui même au mois de janvier on peut se mettre au vélo. Bien équipé ce n’est pas un problème et vous aurez toujours cette formidable sensation de maitriser votre planning. Je ne suis pas tributaire du métro, des embouteillages ou du passage du bus… Petit bonheur. Bref je suis libre. Le Vélo, ça fait cet effet-là, même en hiver. Et puis ça réchauffe, même à -2°C.  Alors oui il fait nuit tôt, mais le vélo en ville la nuit, c’est plutôt agréable… Pour ceux qui vivent en zone rurale, il est temps d’investir dans un garde-boue et de bonnes lumières ainsi qu’une carte pour débusquer les petites routes voire chemin qui vous font éviter les départementales. Hors de question de rouler la nuit sur cette autoroute. On veut rentrer chez nous entier, pas en ambulance (si on a de la chance). Et pour tous, les moufles de ski Décathlon font de très bons gants de vélo l’hiver !

L’hiver c’est aussi l’occasion de se lancer dans ce nouveau truc que l’on voulait apprendre ou entreprendre. L’espagnol pour préparer son voyage des 30 ans (traverser l’Espagne à vélo), la cuisine orientale, la peinture néerlandaise au XVII°s, la préhistoire, écrire une nouvelle, en savoir plus sur le plastique, se lancer dans le Kintsugi…

 Lorsqu’on aborde un nouveau sujet, on a rapidement l’impression que l’on sait tout. C’est une illusion… En fait on ne sait rien !  On s’en rend compte assez rapidement lorsqu’on continue à lire sur le sujet. C’est comme ça que l’on découvre que le problème  du plastique ne se limite pas seulement aux pailles qui finissent dans les fosses nasales des tortues, mais qu’il est bien plus important que ça. Les nanoplastiques qui se dégradent tout seuls, les albatros des iles hawaïennes qui nourrissent leurs petits avec du plastique dérivant, la prédominance des plastiques qui ne servent à rien (cf la barquette de l’ananas…)   Bref petit à petit on commence à mieux cerner le sujet et éviter de tomber dans le panneau des fausses rumeurs (il y en a partout…). C’est un petit cadeau que l’on peut se faire cet hiver, en apprendre plus sur ce sujet qui nous intéresse depuis longtemps, mais que l’on n’a jamais pris le temps d’approfondir.

Où trouver le temps ? Probablement en se limitant à un épisode par jour sur Netflix/Canal+/AppleTV/ou tout simplement le replay de France TV…  oui je sais je suis mauvaise. Mais vous réserver une soirée lecture par semaine (ce n’est pas fou, un soir par semaine). Ça vous donnera probablement plus l’impression d’avoir fait quelque chose de votre soirée, que si vous aviez bingwatché « Berlin ». En bref, faire avancer sa vie, plutôt que regarder celle des autres… Se projeter, avoir des envies, le construire petit à petit… (oui on revient sur l’espagnol et la cuisine néerlandaise ou la peinture orientale du XVII°s… )

Résister au Down... et reprendre le contrôle

Si on a vraiment un coup de Down, on arrête les infos télévisées et les réseaux sociaux. L’actualité qu’elle soit nationale ou internationale est terrifiante. Sélectionnez votre média à lire une fois par semaine, mais n’en faites pas votre oxygène. L’information en continu est anxiogène en soi. D’autre part, elle fait rentrer un cadre de contrainte dans votre quotidien sur lequel vous n’avez aucun contrôle… et c’est justement ce qui le rend anxiogène, voire depressogène. Si le sujet est trop important pour vous, vous touche de trop près, investissez-vous auprès d’une association. Cela vous permettra de faire bouger les choses (à votre niveau, et c’est déjà très bien) parce que cela cassera cette impression d’impuissance totale.

 La victoire de demain n’est possible qu’avec l’accumulation des petites choses d’aujourd’hui

Et puisqu’on est dans l’action, et que le mois de janvier c’est le mois sans alcoolSi besoin on s’y lance !

Cette fameuse bonne résolution qui date de quelques années déjà… On s’y met aujourd’hui ? Si en plus on se met au vélo, on sent vite la différence. Pourquoi arrêter l’alcool ? Parce que c’est mauvais pour la santé (malgré la puissance marketing qu’a déployée le lobbying de l’alcool depuis des années pour faire croire du contraire… ) parce que c’est mauvais pour la planète. La production d’alcool a travers le monde est responsable de 0,7% des GES (Gaz à effet de serre). La consommation d’eau, l’utilisation de pesticides et le changement d’utilisation des terres posent également problème et aussi parce que c’est cher… (et qu’on a un voyage en Espagne à financer). Oui, ça vous coute cher, mais sachez que ça coute encore plus cher à la sécurité sociale. Et non la taxe sur l’alcool, ne couvre pas les dépenses de santé lié a l’alcool… loin de là.  

Il y en a des choses à faire finalement dans cet hiver.

S’il nous inquiète encore cet Hiver, tentons d’y poser quelques moments de joie. Il y a certains moments que l’on peut identifier comme évidemment positif : la chandeleur, les vacances de février… Ce sont pourtant pour certains des évènements teintés de solitude, de tristesse ou qui n’existe tout simplement pas. Vous n’avez pas la possibilité d’être en vacances ? Créer vos propres dates. Réinventez la fin de l’hiver. Créer un évènement, un projet qui peut porter l’enthousiasme pendant quelques semaines, ou jours. Que cela soit une fête « hivernale » à la maison, aller voir votre meilleur ami qui a déménagé à Brest ou à Catonvielle

Ce mois de janvier est trop dévalorisé. Mais notons comme se plait à le rappeler le New York Times  que c’est un mois où l’on peut profiter de notre douce routine. Il n’y a pas d’évènement majeur de sociabilité, pas de vacances à préparer… enfin on peut être tranquille !! Alors bien sûr… il faut aimer son quotidien !  

Pour les récalcitrants de l’hiver, faites-vous un calendrier de l’avent perso… Chaque soir, réfléchissez à la journée de demain, en y ajoutant un truc sympa. Ça n’a pas besoin d’être quelque chose d’extraordinaire, ni onéreux, ni chronophage… juste un truc pour vous et qui vous fasse plaisir. Un petit truc qui le lendemain soir permet de vous faire dire :

« La journée a été ce qu’elle a été, mais ce truc-là c’était sympa ! Et d’ailleurs demain je me prépare autre chose »

Le calendrier de l’avent perso, ça marche tout le temps… pas seulement en décembre et pas seulement en hiver.

Et si au milieu de tout ça, c’est encore la misère chaque hiver… peut-être pouvez-vous en parler à votre médecin. La dépression saisonnière (ou pas d’ailleurs) ça n’est pas une faiblesse, mais une pathologie !

De plus en plus on se plaint de son absence. On le cherche, on s’inquiète de ne plus le trouver et jour après jour on dépérit de sa disparition…  Les plus chanceux peuvent s’en jouer, faire semblant de l’ignorer et le retrouver fidèle au poste la nuit suivante. Mais tous n’ont pas ce luxe… Parce que c’est ce qu’il est devenu ; un luxe que l’on croyait acquis au point de ne pas y faire attention. Jusqu’au jour où il nous lâche sans crier gare… Lui dirait que cela fait des années qu’il nous envoie des signes que nous ne voulions pas voir, que nous le challengeons sans vergogne. Une vie où il n’a plus sa place. Choyé jadis, délaissé aujourd’hui… il s’en va.

 Mais au fait, c’est quoi le sommeil ?!

Au même titre que notre alimentation et la respiration, le sommeil fait partie des contraintes de notre humanité. Un indispensable, même si chacun de nous avons notre propre contrat avec Morphée. Certains ont besoin de 10h de sommeil par nuit, lorsque d’autres se contentent de 5h. Il y ceux qui aiment se coucher tôt et ceux apprécient par-dessus tout la grasse matinée. Le problème au milieu de tout cela, c’est que notre rythme de vie n’est plus du tout adapté au rythme naturel de notre sommeil.

Il n’est pas question de nier le caractère pathologique de certaines insomnies. D’ailleurs pour ceux qui s’en inquiète, on peut toujours explorer le réseau Morphée qui propose des évaluations et questionnaires sur notre sommeil de 0 à 77 ans… c’est par là :

Cependant avant de médicamenter (prendre des somnifères est globalement non pérenne) on peut repartir des bases sur lesquelles s’est construit le sommeil. Et par conséquent se pencher sur le concept d’hygiène du sommeil.  D’autant plus qu’avant d’avoir un rendez-vous dans un laboratoire du sommeil (parce que là-bas aussi, on manque de personnel médical), on a largement le temps d’explorer le concept. 

L'hygiene du sommeil

L’hygiène du sommeil c’est un peu comme remettre d’aplomb tous les rouages d’une horloge. Ça tombe bien, le sommeil c’est une histoire d’horloge, même plutôt deux d’ailleurs.

La première,  l’horloge « circadienne ». Fonctionne toute seule sur un rythme d’à peu près 24h qu’il nous faut resynchroniser tous les jours. Une sorte de mise à jour automatique qui s’opère sous les UV des rayons du soleil, un peu comme Wall-E en somme. Une partie de nous fonctionne à l’énergie solaire, notre physiologie est en avance sur la transition énergétique, d’autant plus que cela fonctionne même en plein janvier sous le ciel gris de Lille (pardon les Nordistes). En revanche il nous faut bel et bien sortir à l’extérieur parce que nos jolies fenêtres du XXI nous protègent bien du froid, mais aussi des UV. Mauvaise pioche pour notre resynchronisation donc ! Bref il nous faut nous motiver pour sortir !

La seconde est l’horloge homéostatique qui est conditionnée par les « donneurs de temps » : L’alternance jour/nuit, les heures des repas, du réveil, les rythmes sociaux en général… En résumé, des habitudes ! On pourrait dire que ce n’est pas important, mais malheureusement pour nous, ce système homéostatique est responsable du coup de balai des hormones de l’éveil… pour laisser place au sommeil ! C’est donc primordial. Et c’est bien en changeant les habitudes que l’on peut avoir un impact sur un sommeil aujourd’hui disparu. En 50 ans nous dormons 1h30 de moins… Notre mode de vie a changé trop vite pour que notre rythme ait eu une quelconque chance de s’adapter. Nous sortons tard du travail (parfois hostile, souvent pénible), avons parfois 1h30 de trajet, le télétravail qui nous fait confondre espace de vie et espace de travail, prendre un petit apéro le soir en rentrant pour décompresser, réviser les cours des partiels dans le lit ou bien y regarder une série, vérifier les mails du boulot (juste par habitude) au moment de poser le téléphone sur la table de nuit, vivre dans le bruit incessant et dans la lumière permanente… Rien de tout ça ne nous aide à bien dormir. C’est même plutôt l’inverse… Un schéma qui n’est pas un problème lorsqu’il est sporadique entraine insomnie d’endormissement et rumination anxieuse dans sa répétition, créant un cercle vicieux.

Retrouver le sommeil

C’est quoi le programme qui permet de retrouver le sommeil ? Tout d’abord il nous faut tabler sur la régularité et la pérennité. On ne retrouve pas le sommeil en 3 nuits, c’est un travail sur le long terme. Et c’est tout l’enjeu du changement… Nouvelles habitudes !

De manière assez intuitive, on peut se dire qu’il y a besoin d’activité physique pour bien dormir et c’est le cas. Une fatigue physique (notez que je ne parle pas de sport, mais d’activité physique) favorise l’endormissement, lorsque la fatigue psychique est insomniante. Il est assez aisé de descendre à une station ou deux avant son arrêt et faire le reste en marchant, prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur, prendre le vélo pour aller travailler (oui, même en zone rurale, les élus servent à ça : changer les choses). À noter que l’objectif du vélo n’est pas de faire le tour de France chaque matin et d’arriver rouge et en sueur au bureau. Mais bel et bien de s’en servir comme d’un moyen de transport tout en faisant un minimum d’activité physique qui distille endorphines et bonne humeur au quotidien. D’autre part, cela coche également la case « lumière du jour » qui remet à l’heure notre pendule circadienne, c’est donc doublement bénéfique (voire plus, mais on en parlera une prochaine fois) !

Dans la journée, on essaie de garder un rythme, de voir des gens, de sortir au moins une fois par jour. Toujours relatif à notre besoin de lumière, mais aussi parce que nous sommes un animal social… et qu’à force d’être seul à la maison face à un écran (merci le télétravail), on va finir par trouver le silence assourdissant.

Le télétravail peut être, il est vrai, une facilité logistique, mais pour les petits espaces cela complique les choses. Travailler dans sa chambre, parfois sur son lit, risque de rendre plus flou le message au moment de sauter dans son lit. Le cerveau va finir par se demander si l’objectif est de travailler ou de dormir. Même combat lorsqu’on a pris l’habitude de finir la journée par une « petite série » (est-ce que Walking Dead prédispose réellement au sommeil ?).  Sans compter le petit côté anxiogène distillé par les films et séries de plus en plus glauques, les écrans qui nous les projettent (trop proche des yeux) sont pleins de lumière bleue qui n’a qu’un seul objectif : freiner notre sécrétion de mélatonine. La mélatonine c’est cette hormone du sommeil que notre cerveau sécrète lorsqu’on est dans l’obscurité… C’est pourquoi les écrans sont un problème, mais aussi l’éclairage public de haute intensité qui éclaire comme en plein jour notre chambre (merci la commune).

On termine donc la journée, dans une lumière douce (si possible dans les tons chauds), sans trop de bruit (oui c’est un vœu pieux, la pollution sonore est une plaie invisible…) et sans alcool. Désolée le verre du soir pour « décompresser » ne nous aide pas… Au début, on a l’impression que cela peut « faciliter » l’endormissement, mais en fait c’est plutôt le côté anxiolytique de l’alcool qui travaille. Mais petit à petit, il faudra une dose plus importante pour avoir le même effet… et in fine on a une consommation d’alcool plus importante qui va perturber la seconde partie de la nuit, mettre le bazar dans notre sommeil paradoxal… bref beaucoup d’agitation et cauchemars à la clef. On évite également le café et/ou le thé de la fin d’après-midi pour des raisons évidentes.

Une nuit pour tout changer

Un dernier détail… Le moment du coucher doit être notre meilleur moment de la journée.Peu importe qu’elle ait été la teneur de notre journée, il faut que le moment de se mettre au lit soit littéralement un « petit bonheur ». Cela veut dire qu’il faut peut-être remanier sa chambre. Si je suis de prédisposition anxieuse, je me débrouille de mettre le lit face à la porte, je prends un lit sans dessous de lit, un dressing sans porte (ou j’aménage la penderie pour qu’il n’y ait pas d’espace résiduel où mon inconscient peut imaginer des choses… ben oui, on vient de regarder « Walking dead » !). D’autre part, c’est probablement le moment d’investir dans des draps en coton chaud, qui sont chauds même en plein hiver, même si vous dormez seul(e). Que l’on peut conjuguer avec une chochotte (une petite bouillotte de grain de lin), que l’on met dans le lit le temps de prendre la douche et que l’on enlève après pour que cela ne soit pas trop chaud… les pieds n’aiment pas avoir trop chaud pour dormir. Dans le même esprit, on anticipe sur les canicules de l’été prochain (effectivement, je ne suis pas optimiste pour 2024, comment l’être ?) en récupérant les draps en vieux coton de votre trisaïeule (lourd & brodé de blanc à ses initiales) qui restent frais quoi qu’il arrive. On rajoute une petite lampe de chevet (et pas un spot LED), une liseuse… un roman, un essai ou une BD et on lit une petite vingtaine de minutes, après quoi on peut éteindre la lumière sans craindre l’absence de Morphée. On se reconstruit un rituel du coucher en quelque sorte.

Bien sûr on ne regarde pas son téléphone une dernière fois avant de dormir puisqu’on l’a laissé (sciemment) dans la cuisine/salon/entrée…

En résumé condensé le sommeil se prépare… pendant la journée. Et de la qualité et la régularité de notre sommeil dépendent notre santé. En effet, le Journal of the American Heart Association vient de publier des résultats évoquant des risques cardio-vasculaires plus accrus chez les personnes ayant un rythme de sommeil irrégulier.

  Et si ce trouble du sommeil concerne votre ado, peut être faut-il creuser plus loin et se poser les questions de l’environnement… les écrans, du harcèlement, un contexte difficile ? On en parle ici :

Attaque sur un professeur. Comment on en parle aux enfants ?

Encore une attaque aberrante dans une école, un professeur est à terre. Malheureusement, on ne peut même plus dire que c’est la première fois… Le tout dans un contexte où deux guerres se « jouent » en arrière plan de notre quotidien. Bref, c’est pas la joie Des informations que l’on a pas forcément envie d’entendre mais qui nous rattrape et surtout rattrape nos enfants… sur l’internet, les réseaux sociaux ou tout simplement à l’école, au cours de piano/judo/foot….

Pour les tout-petits, il est fort probable que cela n’arrive pas jusqu’à eux et c’est probablement mieux ainsi. Pas besoin de devancer la chose. En revanche s’ils vous questionnent après avoir entendu des choses à l’école (ou ailleurs) il est important d’y répondre.

C’est vrai qu’on peut être tenté d’éviter le sujet, mais les enfants parlent entre eux dans les cours de l’école et surtout ce sont de véritables éponges émotionnelles. Ils vous entendent, ressentent votre confusion/votre colère et de fait, sont au courant que quelque chose ne tourne pas rond. Concrètement ils ont alors juste besoin de savoir que vous êtes là pour les protéger eux des méchants et qu’il est permis d’avoir peur. Votre travail de parents est de contrebalancer le choc des images et des mots qu’il/elle aurait vus et/ou entendus, et bien entendu de répondre aux questions (aussi nombreuses soient-elles) et de les rassurer.

Finalement de faire office de zone tampon entre lui/elle et la réalité… Oui, sur ce principe on reste dans un rôle bien connu. Au moins ça…

Se positionner comme référence

Répondre aux questions de vos enfants est une phase primordiale. Vous vous placez ainsi en tant que référent, et il peut alors s’appuyer sur vous. Concrètement qui a envie de dire à ses bouts de chou qu’il y a des gens assez mal pour en venir à l’idée de prendre un fusil et aller tuer des gens sans trop savoir pourquoi ?

Ceci étant, attention à vos réponses ! Si vous mentez, il y a de fortes chances qu’ils s’en rendent compte lorsqu’ils confronteront vos réponses avec celles des copains…

Et si votre parole est mise en doute, elle risque de l’être aussi lorsque vous essayerez de les rassurer. Soyons clairs, l’idée n’est pas de leur décrire le carnage de la fusillade et la technique de l’attaque-surprise, mais d’adapter votre discours en fonction de l’âge et de la maturité de votre enfant. Même un tout petit est capable de comprendre que des terroristes/méchants ont fait du mal aux gens. La figure du méchant n’est pas une inconnue pour les enfants : la sorcière, le loup, le monstre… Ils sont très présents dans leurs imaginaires et les aident à comprendre la notion du bien et du mal, ainsi qu’à apprendre à gérer leurs émotions. Ce n’est évidemment pas un enseignement facile, et ils ont besoin de vous pour que d’un apprentissage on ne tombe pas dans la peur panique voire la phobie.

Si comme tout parent, vous avez droit à la question : 

                     « Il est mort ? Pourquoi ils l’a tué ? »

On tombe de facto dans la même problématique qu’évoquée précédemment où vous risquez d’être pris en flagrant délit de mensonge. À 4 ans, le « C’était pour ne pas t’inquiéter » risque de ne pas être compris à sa juste valeur, d’autant plus que chez l’enfant la notion de « mort » est multiple et évolutive. D’une complète indifférence avant 2 ans, on arrive à l’apparition d’angoisse existentielle qui suppose la crainte de la perte réelle vers l’âge de 11 ans. Entre les deux, de nombreuses phases, où perception mythique de la mort côtoient les représentations concrètes telles que le squelette, le cimetière… Le tout soumis à d’autres facteurs tels que la façon qu’à l’adulte de parler de la mort à l’enfant, le contexte social et culturel, les expériences personnelles et familiales….

Donc au final, après analyse fine du contexte, de l’âge et de la sensibilité de votre enfant, j’aurai tendance à dire qu’on peut répondre par l’affirmative à cette question. 

Poser des limites

Par contre hors de question de lâcher un « oui » et de le laisser se débrouiller tout seul avec ça.

 À nous de poser les questions, de lui demander s’il a peur (c’est normal d’avoir peur) et s’il a d’autres questions. En finissant cette discussion, il est important que votre enfant sache que si d’autres questions lui viennent plus tard, il peut revenir vous voir pour les poser. Une fois la parole libérée, cela évitera à votre enfant de rester avec ses questions sans réponses, qui ne manqueront de nourrir son angoisse.

D’un autre côté, il est tout aussi important de préciser le caractère extraordinaire de cette violence, de rappeler les limites qu’elle a transgressées et les conséquences que cela implique. Non, pas pour faire un cours d’éducation civique, mais pour faire passer le message que les limites sont là pour permettre de vivre en société. Et que l’on constate que lorsque celles-ci sont transgressées, cela peut mettre à mal toute une société.

De votre côté, vous avez envie/besoin de regarder les infos, très bien ! Mais il est aussi important de faire en sorte que vos tout jeunes enfants ne soient pas devant le poste à ce moment-là et c’est clairement aussi le moment (si vos trop jeunes enfants ont des comptes sur les réseaux sociaux) de vérifier que leurs réseaux sociaux ne contiennent pas de contenu inapproprié. C’est d’autant plus vrai que le conflit israel Il est important de (ré)investir le temps numérique de nos enfants, de partager cette activité et de les accompagner au mieux. L’internet n’est pas qu’un jeu, cela peut être un formidable outil (d’information ou autres) mais qui aujourd’hui est complètement infecté par une multitude de fake news qu’il est parfois difficile de discerner. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il y a des enfants et des adolescents derrière l’écran.

Aujourd’hui ces fausses rumeurs s’invitent au-delà des sites dits d’informations, elles utilisent les réseaux sociaux pour se diffuser et devenir « virale ».. Au point que là aussi, on en ait perdu la chaine de transmission. Sur internet, il est facile de construire un décor idyllique à une idéologie pathogène… et sachez qu’une fausse information circule six fois plus vite qu’une vérité sur les réseaux sociaux. Par conséquent, la fausse information a bien plus de chance d’atterrir dans le smartphone de votre ado… (oui j’ai dit « ado » parce qu’un enfant n’a pas à avoir un smartphone ou une tablette perso)

Pour les plus grands, le besoin de réassurance se conjuguera avec le besoin de comprendre.   Là aussi il est important de faire passer le message que le sujet n’est pas tabou et que vous êtes là pour répondre à leurs interrogations. Ils vont entendre beaucoup de choses à l’école, certaines seront vrais et cohérentes d’autres le seront beaucoup moins. Il faut qu’il puisse revenir vers vous. C’est primordial ! 

Vous avez des ados qui sont curieux de ce que devient leur monde ? Voici quelques pistes pour les accompagner dans leurs réflexions géopolitiques

Mais C’est quoi le terrorisme ?

Il n’y a pas de consensus à l’heure actuelle parmi les spécialistes sur une définition unique du terrorisme. Cependant on s’accorde sur le fait que le phénomène n’est pas nouveau et qu’il a la capacité de recouvrir des réalités diverses selon ceux qui le mènent, leurs objectifs et le point de vue dans lequel on se place. C’est pour cela que l’on peut entendre que le terroriste de l’un peut être le résistant de l’autre. Mais un résistant s’en prendra aux forces ennemies alors que le terroriste frappe sans distinction… et souvent des civils.

Le terrorisme peut avoir plusieurs formes, un détournement d’avion, une attaque au couteau au hasard dans la rue ou une attaque ciblée. La constance est un usage d’actes de violence en vue de créer un climat d’insécurité. Du latin « terror » = terreur, le but est de faire peur. Le terrorisme est un acte politique, où recherchant la notoriété et à mettre en péril les systèmes démocratiques. Le terrorisme est aujourd’hui identifié comme la menace princeps pesant sur la sécurité des pays occidentaux.

A quoi ca sert ces attaques ?

Les attentats et attaques qui secouent nos sociétés aujourd’hui à travers le monde sont véhiculés par la haine, rancœur et l’incompréhension que nous avons les uns des autres. Pour ne pas nous faire nous-mêmes les relais de cette déferlante de ressentiment et de vengeance, essayons de comprendre et d’expliquer.

Aujourd’hui le terrorisme se focalise autour de la notion de « l’Autre ». Renvoyer la responsabilité d’une difficulté sur l’Autre permet de ne pas avoir à se remettre en question dans son fonctionnement et/ou agissement.

Fragilisés par la difficulté d’intégration ou à se reconnaître dans les valeurs que la société occidentale véhicule aujourd’hui, certaines personnes se sont laissé convaincre qu’il existait un « monde meilleur » où ils seraient enfin reconnus à leurs justes valeurs… être utile, ou même être quelqu’un tout simplement. En utilisant cette fragilité, il devient alors « aisé » pour les groupes terroristes de modeler les esprits et de les mener à participer à la construction de « ce monde meilleur » … qui passe entre autres par l’organisation d’attentats et/ou attaques pour dénoncer les « erreurs » de l’organisme/pays/société et/ou communauté ciblée.

Ces dernières années en Europe, la menace terroriste est multiple et portée par le djihadisme, l’extrême droite, l’extrême gauche/anarchisme et le terrorisme ethno nationaliste/séparatiste (moins depuis 2016). À noter que le dernier rapport d’Interpol rapporte une nette majorité du terrorisme djihadiste et du terrorisme des extrêmes politiques en Europe.

En ce qui concerne le terrorisme perpétré en Occident, on se retrouve face à des personnes qui ont développé une pensée où la France/l’Occident est présenté comme leur ennemi. Ils confondent alors la laïcité avec un sentiment antireligieux qu’ils prennent comme une attaque personnelle pour leurs valeurs et leurs convictions. D’autre part la tension ressentie vis-à-vis des signes religieux et de caricatures religieuses a pu cristalliser les croyances déjà affectées par certains épisodes de notre histoire (passé et plus récente). Les attentats ont alors pour but de porter atteinte aux idéaux sociétaux de l’Occident/France, d’ébranler la société ainsi que les valeurs qu’elles portent, afin de laver l’offense ressentie dans leur identité et leur honneur.

Le terrorisme d’extrême droite se fait entendre en Europe depuis quelques années, mais aussi à travers le monde. En Norvège en 2011, en Nouvelle-Zélande en 2019, en Allemagne en 2020 et tout récemment en Australie et en France à Paris le 23 décembre dernier.

L’histoire regorge d’exemple où l’humiliation a suscité des émotions au point de diriger l’action des hommes, parfois en réaction immédiate, parfois sur plusieurs générations voire des siècles. C’est ce que l’on appelle la géopolitique des émotions et qui façonne notre monde à travers la peur, la vengeance, mais aussi l’espoir. (Si ça vous intéresse, je vous conseille vivement « La géopolitique de l’émotion » de Dominique Moïsi) et cette composante du terrorisme est commune à toutes les idéologies… qu’elles soient politiques, religieuses ou autres.

Le terrorisme excelle dans sa capacité à marquer les esprits. Une particularité renforcée par l’impact médiatique majeur, d’autant plus vérifié depuis l’apparition de l’information en continu (chaines d’informations en continu relayées par les réseaux sociaux). Sans oublier le filtre des fausses informations qui circulent et viennent encore complexifier la lecture des événements.                                                                     

D’où vient le terrorisme islamiste

Al Qaïda, ou même Daesh trouvent leurs origines dans la résistance aux puissances étrangères envahissant certains pays d’Orient et du Moyen-Orient. La Russie en Afghanistan dans les 90, et l’Irak en 2003 avec la coalition USA/UK/Australie alors à la recherche d’armes de destruction massive inexistante. (Mais ça, c’est une autre histoire… enfin presque une autre histoire).

Dès 2003, les conditions de captivités et les humiliations subies par les prisonniers irakiens par les forces de la coalition ont transformé les centres de détentions en véritable pouponnière de ce que deviendra Daesh, en fusionnant à l’occasion avec la branche irakienne d’Al Qaïda (elle aussi détenu dans les mêmes prisons).  

En ce qui concerne le terrorisme islamiste perpétré en Occident, on se retrouve face à des personnes qui ont développé une pensée où la France/l’Occident est présenté comme leur ennemi. Ils confondent alors la laïcité avec un sentiment antireligieux qu’ils prennent comme une attaque personnelle pour leurs valeurs et leurs convictions.

D’autre part la tension ressentie vis-à-vis des signes religieux et de caricatures religieuses a pu cristalliser les croyances déjà affectées par certains épisodes de notre histoire (passé et plus récente). Les attentats ont alors pour but de porter atteinte aux idéaux sociétaux de l’Occident/France, d’ébranler la société ainsi que les valeurs qu’elles portent, afin de laver l’offense ressentie dans leur identité et leur honneur.

À noter tout de même que malgré le ressenti d’une suite incessante d’attentat en Europe, seulement 5% des attaques terroristes se passent dans les « pays non en guerre » parmi lesquels on compte l’Occident. Le dernier rapport « Global Terrorism index 2022 » de Institute for economics & peace estime le Sahel comme étant la région du monde le plus en détérioration en 2021. Malgré cela, l’Afghanistan garde le triste record de pays le plus impacté par le terrorisme. Les dix pays aujourd’hui les plus impactés par le terrorisme sont par ordre décroissant : Afghanistan, Irak, Somalie, Burkina Faso, Syrie, Nigeria, Mali, Niger et Pakistan.

Pour permettre de se faire une petite idée ; en 2018, l’Afghanistan a connu 837 attentats, entrainant la mort de 1426personnes et 2199 blessés. Des pays où non content de transformer l’horreur de l’attentat en quasi-banalité, le terrorisme cible les centres de santé dans le but encore une fois de toucher en plein cœur. Comment tuer l’espoir de manière plus radicale que d’éliminer la possibilité du soin alors qu’on vient déjà de se faire blesser par un attentat en ville ?

En abolissant la frontière entre le civil et le militaire, le terrorisme transforme le monde entier en cible potentielle, ce qui alimente le sentiment d’insécurité et de peur au sein de la société civile. C’est parce qu’il peut arriver n’importe quand et n’importe où (lors d’une virée shoping sur les champs Élysée, lors d’un concert ou même à la sortie d’une école) que le terrorisme provoque autant de peur. Une peur qui reste disproportionnée face à la réalité objective de la menace. Mais c’est tout là le pouvoir du terrorisme d’aujourd’hui, cibler la peur et nous toucher en plein cœur : nos enfants, nos loisirs, notre liberté.

Qu’est-ce qu’on fait ??

Une réponse militaire, bombardement et représailles… c’est parfois tentant avouons le, surtout lorsqu’on est sous le choc de cette extrême émotion, de la colère et de l’incompréhension parfois.  Cependant « œil pour œil, dent pour dent » c’est déjà une politique qui nous a menées jusqu’à notre problématique actuelle… Et qui/où cibler lorsque le groupe terroriste n’a pas d’emprise territoriale, comme c’est souvent le cas.

Pour être véritablement efficace, il nous faut d’abord saisir les rouages et le fonctionnement du terrorisme. Cherche à comprendre. Ne pas réfléchir aux conditions qui ont suscité ce mouvement de haine revient à lutter contre les effets sans lutter contre les causes. Cela nous amène invariablement dans une impasse.

A-t-on vraiment envie de continuer l’escalade de la violence et de la colère ? On a aujourd’hui besoin d’une solution politique sur le terrain. Mais on a surtout besoin de ne pas laisser ce sujet aux seules mains de nos dirigeants. Le terrorisme attaque la société civile, c’est à la société civile de construire sa réponse et sa parade. Demandons-nous si ces jeunes et moins jeunes qui se sentent rejetés ou ne se reconnaissent plus dans notre société (qu’ils s’appellent Khaled, Coralie ou Thomas, qu’ils soient issus de la seconde génération de migrant ou d’une lignée 100% auvergnate) … est-ce que ça ne serait pas à nous (la société civile) de faire un pas, de leur donner leur chance ici, pour qu’ils n’aient pas la tentation d’aller la chercher dans le radicalisme… quel que soit sa couleur, rouge, bleu marine ou noir.

 

le forum des associations, un outil pour s'ancrer dans le local, lutter contre l'isolement et l'inactivité

Fin aout, début septembre rime avec rentrée scolaire, mais pas que. C’est devenu pour tout le monde, une sorte de nouveau cycle, la rentée…  une rentrée sociale, un nouveau départ, parfois nouvelle ville, nouvel environnement ou tout simplement une envie de changer les choses. Au moment où l’on est capable d’estimer à un milliard le nombre de personnes souffrant de troubles psychiques sur terre, il est temps de se pencher sur comment changer notre quotidien… avec l’espoir de pouvoir le simplifier et tenter d’en diminuer la pénibilité.

Mais pas que. C’est devenu pour tout le monde, une sorte de nouveau cycle, la rentée…  une rentrée sociale, un nouveau départ, parfois nouvelle ville, nouvel environnement ou tout simplement une envie de changer les choses. Au moment où l’on est capable d’estimer à un milliard le nombre de personnes souffrant de troubles psychiques sur terre, il est temps de se pencher sur comment changer notre quotidien… avec l’espoir de pouvoir le simplifier et tenter d’en diminuer la pénibilité.

Oui parce que les vacances aussi géniales soient-elles, ne reflètent en rien le quotidien que l’on a à affronter chaque jour. Outre le fait que parler « d’affronter » le quotidien est déjà un problème en soi, il est peut-être temps de faire de ce jour répété autre chose que de l’hostilité ambiante qui finit par nous épuiser… voire provoquer un craquage.

Mais finalement le quotidien c’est quoi ?

Le quotidien c’est une accumulation de cadre de contrainte. Tous différents, mais tous contraignant…

On doit gérer notre humanité (basique, mais il faut quand même arriver à trouver du temps pour un : dormir suffisamment, deux : se nourrir…), le travail (qui soyons honnête à la capacité à venir entraver notre volonté d’avoir une vraie pause déjeuner, ou d’avoir assez de temps de sommeil… parce que ce dossier-là est toujours estampillé « super urgent pour hier Sans-Faute »…), la famille (gérer les fournitures scolaires, recouvrir les livres, le rendez-vous de l’ophtalmo de N° 2, faire changer les pneus de la voiture… ça aurait été pertinent de le faire avant de traverser la France cet été d’ailleurs) et notre environnement… Avoir + de 45 min de transport le matin sans savoir si aujourd’hui le bus va enfin arriver à l’heure… sachez que cela n’est pas pérenne psychologiquement parlant. Au milieu de tout ça on veut aussi aider « copine de toujours » qui vient de divorcer/se faire virer/…  Normal, en somme.   Bref ceci est la version courte, condensée, résumée des contraintes qui s’accumulent. Comme chaque cadre de contrainte pose ses propres limites, et bien l’accumulation de l’ensemble ne laisse qu’un tout petit espace de liberté ! Quand elle en laisse un !…

Quel rapport avec le forum des associations ?

Le forum des associations c’est un outil, donc rien de magique, mais il est là tout bientôt donc autant s’en saisir. C’est l’occasion de trouver un truc juste pour vous ! Juste Sophie 33 ans pas Sophie commerciale, ni Maman Sophie, ni épouse Sophie, ni la pote Soso… juste Sophie 33 ans (à noter que cela fonctionne aussi avec Alexis 42 ans, Makiko 28 ans ou Tyler 51 ans)

Donc, une activité qui nous plait (un inconditionnel sinon où est l’intérêt ?) régulière (ou pas) et qui va nous permettre de tisser du lien avec des gens proches de notre lieu d’habitation. Parce que c’est bien sympa les séries pour « se reposer », mais globalement regarder des séries ça ne va pas (ou peu) changer notre ligne de vie. Regarder des séries c’est regarder/fantasmer la vie des autres en se disant que nous aussi on aimerait bien ça (avoir un groupe de gens ressources sur lesquels on puisse compter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, passer des bons moments, ou juste qu’il se passe quelque chose dans notre vie)

Oui nous avons nos amis d’enfance qui habite de l’autre côté du globe/de la France ou du département… et à qui nous parlons tout le temps sur WhatsApp, mais qu’en est-il de nos voisins ? Des gens qui habitent juste à côté ? Ça ne serait pas sympa de faire un diner improvisé ou une soirée belote hebdomadaire avec les gens d’ici ?

Pour compliquer les choses ; ceux qui vivent en ville l’ont bien compris ; il n’y a rien de mieux qu’une mégapole pour enfin profiter de l’anonymat. On peut être qui on veut, mais on risque aussi d’y découvrir la solitude et l’isolement… Grand sujet récurrent des consultations de psychiatrie urbaine.

C’est là qu’intervient le forum des associations qui peut faciliter deux ou trois petites choses :

  • S’ancrer dans le local (accélérer le sentiment de familiarité avec son quartier/ville/village… pour au final être en capacité à se sentir « à la maison »), avoir des activités et des amis proches de notre domicile… petit à petit cela peut participer à la construction d’un étayage psychique qui s’implante dans une proximité géographique. C’est primordial. On ne s’en rend pas toujours compte, mais ça aide beaucoup à limiter les ruminations anxieuses. Notamment parce que ça participe à la nécessité de savoir « gérer son territoire »… Oui, une chose que notre cerveau archaïque a conservée et qui sert plus trop à grand-chose, j’en conviens, mais qui est toujours là. C’est cadeau, et si on veut éviter la sensation de « parachutage » au milieu de nulle part ou les « qu’est-ce que je fais là ? » itératifs… et bien, il peut être utile de savoir ce qu’il se passe/ce qui existe autour de nous. C’est vrai pour les nouveaux venus (les néoruraux en full time télétravail, les expats, les étudiants…), mais aussi pour les locaux… On a toujours des choses à apprendre sur son environnement proche (culturel, naturel…). Plus on en sait, plus on est connectée à son territoire, plus ce sentiment d’appartenance grandit… plus on se sent à la maison !
  • Rencontrer des gens autour d’un sujet d’intérêt commun et qui habite le coin. Bref, lutter contre l’isolement. C’est bien sympa les forums on line, mais ces « amis » vivant à Pau ou à Singapour au quotidien ça serait quand même mieux de les avoir pas loin… S’il n’y a rien qui nous intéresse dans ce qui est proposé, c’est peut-être le moment de monter notre association !! Il est fort probable que si cela nous intéresse, cela puisse intéresser d’autres personnes… Oui vous n’êtes pas seul à aimer la littérature islandaise, les recettes végans, ou le curling… Si vous êtes motivé(e), la procédure pour se lancer dans une association c’est par là :
  • Pouvoir se remettre au sport. On fait d’une pierre, deux coups. On entretient sa santé physique et mentale. Oui nous allons à la salle, on fait de la gym sur Netflix ou on va courir… merci d’avouer que vous faites cela tout seul (rien de mal à cela, mais on est bien d’accord que cela ne va pas nous aider à rencontrer du monde de passer 45 min sur une machine à scruter le nombre de calories dépensé qu’indique notre montre connectée). Là aussi c’est peut-être l’occasion d’essayer un truc nouveau genre le hockey sur glace (ça défoule et ça fait voyager à chaque entrainement) ou le Bō-jutsu.

Dans le 6e arrondissement de Paris, c’est le 16 septembre :
À Vinay c’est le 9 …

Bref on aura compris que chacun trouve sa date, mais en gros c’est un Week-end de septembre, alors on se renseigne et on va faire un tour au forum des associations…

au pire on aura toujours mangé une raclette sur le stand de Vouvry (ville du jumelage), glané des graines de tomates anciennes sur le stand des planteurs et on aura pris contact avec l’association de vélo locale… non pas pour faire du vélo en caleçon sur la nationale, mais pour promouvoir le transport au quotidien via le vélo, développer les pistes cyclables ET sécurisées que ce soit en ville, mais aussi en zone rurale. Parce que le vélo au quotidien (le velotaf pour les initiés) c’est aussi un formidable outil qui lutte contre les troubles psy en général, vous maintient en bonne santé physique et vous amène rapidement au niveau « master » en termes de gestion du territoire… mais ça on en reparlera prochainement

Bonne balade au forum des associations !!

Pour déjouer les pièges de la rentrée de l’année scolaire, c’est par là : Manque de sommeil, temps d’écrans à quel âge ? harcèlement scolaire ? 

Sommeil entravé, les écrans qui vampirisent le temps et l’attention de nos enfants, le harcèlement qui guette… comment déjouer les pièges en ce début d’année scolaire ?

Ca y est, cette semaine nous avons renvoyé nos têtes blondes et moins blondes à l’école, à la maternelle, Élémentaire, collège, lycée… Disons qu’on les a accompagné jusqu’à la 6e, après il y a de fortes chances pour qu’ils aient eu envie d’aller seuls au collège et non pas accompagnés de papa et/ou maman. C’est à priori un bon signe.

Le soir on les accueille avec bonne humeur (sans trop en faire non plus… normal en somme)  et on ne saute pas sur l’occasion d’inonder chacun de vos enfants d’une myriade de question du genre : tu es à côté de qui ? Il ne parle pas trop pendant la classe ?! … On laisse venir les impressions de cette première semaine.  Pour lancer les choses, on peut parler de sa rentrée d’adulte, comment s’est passé cette semaine de travail, est-ce qu’il y a eu des choses particulières et ce qui nous a marqués ou ce que l’on a bien aimé faire ou au contraire ce que l’on aimerait changer et comment on pourrait le faire… ça permettra à votre enfant de prendre part à la discussion de manière plus intuitive.

Et finalement de se sentir grandir, à pouvoir se comparer aux adultes. Même si ce n’est que l’espace d’une discussion.

Pour autant, parce que le merveilleux processus qui va transformer nos tout petits est encore loin d’être finis. On prends le temps en ce début d’année scolaire de faire le point sur quelques petites choses qui ont toute leurs importances et peuvent être de véritable piège : le sommeil, le harcèlement, les écrans, la confiance en soi

Le sommeil :

On capitalise sur le travail de recadrage des horaires veille/sommeil que l’on a mis en place depuis une à deux semaines maintenant et on reste ferme sur les horaires. Un enfant, tout comme un adolescent a besoin de sommeil. Il y en aura toujours un pour vous dire « Je ne suis même pas fatigué »… tant que vous n’obtenez pas la même réponse le matin à l’heure de se lever pour partir à l’école, il est hors de question de faire changer l’heure du coucher.

Un « Oui, mais au collège tout le monde se couche à 22h !! » ne vaut pas pour un argument valable. D’autre part c’est souvent faux.  Si chaque nuit est une misère… que ce soit pour s’endormir ou à cause de réveils nocturnes. Il est de bon ton de se pencher sur le pourquoi du comment. Dans un premier temps, on explore les règles hygièno-diététique du sommeil.  On en parle ici :
Mais pour faire un condensé résumé, on peut dire qu’en 2023 notre sommeil est challengé par notre mode de vie… une luminosité artificielle (de nos rues) comme de nos intérieurs bouleversent notre horloge biologique… Oui la mélatonine, l’hormone du sommeil, censé opérer un véritable coup de balai dans nos réflexions et pensées n’entre seulement en action dans l’obscurité. Autant vous dire que l’arrivée des écrans dans nos soirées n’aide pas. Notamment chez ados  qui scrollent sur un téléphone portable (donc écran plus petit, et donc plus près de nos yeux

On peut y rajouter notre absence d’activité physique au quotidien qui nous prive de la fatigue physique… qui aurait plutôt tendance à nous faire dormir « comme un bébé » . Dommage, à la place on se récupère une fatigue psychique… qui est insomniante bien sûr. (Sinon, ce n’est pas drôle). Ce sont les fameuses « ruminations anxieuses » du soir qui nous amène à rallumer le portable parce qu’il « y en a marre de tourner en rond et autant faire quelque chose ». Donc re-écran…

Pour ceux qui se disent, bah ça ne me concerne pas, je vais à la salle à 19h… rappelons nous que l’activité sportive en fin de journée, aura tendance à vous maintenir éveillé pour les quelques heures suivantes. Oui j’avais dit que notre sommeil pâtit de notre mode de vie.

Les écrans :

… Ces écrans formidable outil peut devenir, on le sait tous, un gros problème. Problème d’addiction, de sommeil, de harcèlement… bref  un petit bonheur. Pour savoir ce qu’il est pertinent de faire, il y a une règle toute simple des 3, 6, 9 et 12 ans.

En gros c’est avant 3 ans pas d’écran… oui je sais ça les calme et ils ne crient plus en courant partout dans l’appartement. Ce n’est pas une raison suffisante ou plutôt c’est une raison suffisante pour ne pas les mettre devant un écran.

Chez les tout petits, l’écran est hypnotique (et un peu les plus grands soyons honnête, il n’y a qu’à voir leurs airs hagards et leur bouche ouverte devant la tv) et saborde toute capacité d’attention. Oui, 15 min de Gulli le matin avant d’aller à l’école (faut bien avoir le temps de s’habiller ou de s’occuper des frères et sœurs) lamine littéralement la capacité d’attention de votre tout petit pour la matinée… c’est ballot, c’est le matin qu’ils apprennent le plus à l’école.

Entre 3 et 6 ans : Des écrans avec parcimonie et en temps partagé. On regarde un reportage sur la nature, les animaux… tout en en parlant ensemble. Ou alors des premières parties de console de salons adaptée à leurs âges. Hors de question d’aller jouer tout seul dans la chambre avec la tablette ou la mini console !!

J’opterai pour une partie de fruits à couper au sabre ou petits jeux de la Wii. Le graphisme est doux, rond, les couleurs sont non agressives et c’est un jeu familial.

De 6 à 9 ans : Commençons à développer le concept « outil » de l’écran… On prend des photos, on commence les premiers jeux de codage, on se sert d’internet pour aller chercher des infos sur ces centres d’intérêt… que cela soit le moyen-âge, comment construire une cabane dans le jardin avec un plant de haricot, Spirou ou les mangas… On ne laisse pas son enfant tout seul face à un écran (surtout s’il est connecté à internet). C’est une activité qui se passe dans le salon, pas loin du regard parental.

De 9 à 12 : pas de réseaux sociaux. D’ailleurs à ce propos, une loi du 7 juillet 2023 a institué la majorité numérique à 15 ans pour s’inscrire sur les réseaux sociaux.

L’objectif non caché étant de diminuer l’incidence du cyberharcèlement chez les plus jeunes/vulnérables.

Le harcelement :

Véritables fléaux de la société, le harcèlement se décline également en milieu scolaire et d’ailleurs ça en est un peu le berceau… une double raison pour être attentif à cette thématique… Gros piège des années scolaires. S’il faut retenir une chose, c’est : FAISONS DE LA PRÉVENTION. N’attendons pas que cela touche nos enfants, mais parlons-en à la maison. Ça aura le double objectif de :

1 – décrédibiliser le silence imposé par le harceleur

2 – Poser un interdit sur l’idée « d’embêter » les autres et ainsi pouvoir réagir (plutôt que suivre) s’il est témoin d’un harcèlement à l’école.

Le harcèlement on en parle ici :

Valoriser les apprentissages :

L’école et l’année scolaire c’est aussi des apprentissages, et des expériences positives à vivre. L’amitié, les rencontres, l’amour parfois, l’inspiration… Bien sûr que si, quand les petits vous reviennent de l’école en disant vouloir être maitre ou apiculteurs (après avoir passé l’année avec l’association scolaire à la ruche municipale) c’est de l’inspiration.

De belles émotions pour travailler la motivation. Ce qui est important cette année c’est de faire passer le message :

Ce que tu apprends, c’est pour toi !

Alors on peut le verbaliser, concrètement ça n’a pas grand impact. Ce qui est important c’est de le faire comprendre dans les faits et dans la vie de tous les jours.

On se renseigne sur le programme (incognito ou pas) et on organise des sorties familiales où on va pouvoir valoriser celui qui sait… Comment reconnaitre la reine d’un essaim d’abeilles, les rois de France, le débarquement, le changement climatique … Bref on innove et on valorise le savoir. C’est très bon pour l’estime de soi, la motivation et la compréhension du « tu travailles pour toi » qui soyons honnêtes est un peu abstrait pour les plus jeunes (et parfois les moins jeunes)

Pour les enfants qui ont besoin d’aides pour les devoirs ou d’un cadre pour commencer à faire les devoirs… une règle : on ne s’énerve pas ! Si ça ne passe pas avec nous, on embauche un étudiant ou on va voir la voisine ingénieur à la retraite… (Vous ne soupçonnez pas le potentiel caché de votre rue et de vos voisins.) Afin d’éviter que les devoirs deviennent un sujet de conflit à la maison qui risque de se répercuter sur l’ambiance générale de la maison.

Au milieu de tout ça, on tente de garder le cap tout en absorbant les chaos du quotidien… (On ne vit pas chez les bisounours, ça se saurait) et on parsème de moment sympa. On se challenge à préparer un katsudon avec l’ainée qui ne parle que du japon, on construit une extension à la cabane du jardin parce que ces enfants sont plus grands maintenant… ça donne l’occasion d’apprendre à manipuler les outils (en toute sécurité of course) et de réfléchir au « comment faire ? », on les récupère à la sortie de l’école pour un pique-nique surprise à la plage/au parc/près du torrent… on improvise un diner croque-monsieur fait par les enfants

Bref, objectif faire du quotidien un truc sympa (malgré la « To do » liste permanente). Alors c’est possible… en tous les cas, on peut essayer.  Ça profitera à tout le monde, et probablement nous en premier.

 

COMMENT GERER LE HARCELEMENT SCOLAIRE ?

C'est quoi exactement le harcèlement ?

On y croit chaque année, mais systématiquement septembre n’est que déception. Quelques jours seulement après la rentrée, le bal des consultations « harcelement » se suivent et se ressemblent. De la maternelle jusqu’au lycée (parfois même le troisième cycle), les écoliers/élèves, tous ont la même plainte… la même inquiétude de retourner en classe où ils vont se faire harceler/humilier/embêter (au choix  en fonction de la sémantique de chacun) et qui peut déboucher sur une véritable phobie scolaire.
  • On va me dire qu’ils aiment pas comment je suis habillée
  • Tu sais je fais de l’humour et elle ne comprend pas, alors elle dit que je suis bête. Elle a dit « Tiens la bête ! »
  • Personne ne me parle
  • Il se moque de mes lunettes/de mon appareil dentaire, ils disent que je suis moche
  • Ils veulent pas me parler parce que j’ai des « habits de naze »
  • Elles me font peur. J’ai peur qu’ils se moquent de moi parce que j’ai redoublé/sauté une classe/les cheveux roux/noirs/blonds/ les oreilles pas bien/la voix trop aiguë/grave…
  • Ils ne font que m’humilier ! dit Martin
  • Elle m’empêche de discuter avec les autres élèves de la classe, je suis toujours toute seule.
  • Ils m’ont bloqué à la sortie des toilettes et m’ont jeté par terre
  • Ils disent que je mens quand je dis que j’ai pas de maman.
C’est comme ça que l’on se retrouve avec un petit bout (plus ou moins petit) qui pleure tout seul dans sa chambre parce qu’il ne veut pas retourner le lendemain dans cette classe qui le terrorise. Ou qui passe son temps à martyriser son petit frère/sœur de la frustration que cette situation généré. (Ce qui n’est fondamentalement pas mieux)

Dans ce genre de situation, on pourrait assez facilement se dire qu’il y a un gentil d’un côté et un méchant de l’autre… ce n’est pas toujours aussi clair que ça. Et malgré l’auréole de sainteté que l’on positionne de fait sur nos chères têtes blondes/brunes, pensons bien qu’ils peuvent être le calvaire d’autres enfants à l’école.


D’autant plus qu’être un harceleur n’est pas forcément dans une volonté de faire du mal. Selon le principe de « l’attaque est la meilleure défense » (ça reste sujet à discussion), certains enfants vont se moquer d’autres pour éviter que l’on s’en prenne à eux, avec la croyance que :  

« Me moquer de quelqu’un permet de se sentir supérieur.
Je le considère comme nul, donc par définition je suis meilleur que lui. » 
Ce qui peut expliquer les choses ne les excuse en aucune manière. Dans un monde idéal (oui il n’y aura pas d’harcèlement) Il serait une bonne chose de se pencher également sur son profil et son environnement.
L’école permet à nos enfants de « tester » une autre version d’eux même. La majorité aura un comportement assez similaire à la maison et à l’école, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains qui pourraient se sentir enfermé dans un « rôle » à la maison peuvent ainsi « s’essayer » à autre chose à l’école. À noter que ce n’est d’ailleurs pas toujours négatif. Typiquement le petit dernier de la fratrie qui devient leader à l’école.   En d’autres termes : Soyons attentif et partons du principe qu’évoquer la thématique du harcèlement avec nos enfants reste pertinent quoi qu’il arrive.

En tant qu’adulte naïf sur la thématique, on a en tête l’enfant qui se fait taper à l’école pour une raison x,y ou z, mais cela peut être bien plus insidieux que cela. Et il est important de prendre le temps d’évoquer toutes ces petites choses qui peuvent faire mal, comme :

  • De « Ton pull est moche » à « binoclar »
  • des bousculades répétées,
  • se moquer, rigoler quand Martin participe en classe
  • refuser de travailler en groupe avec un des camarades de manière répétée
A noter que le « t’es plus ma copine » qui revient un jour sur deux n’est pas une bonne chose non plus. Il faut alors faire la distinction entre le harcèlement et une amitié toxique, mais il est tout autant primordial de mettre en évidence la souffrance que les deux génèrent et aider l’enfant à traiter le problème.

Dans la vraie vie « IRL », mais aussi sur internet, les réseaux sociaux voire les groupes what’s app de la classe…

Harcèlement et cyberharcèlement sont tout autant dommageables l’un que l’autre, même si le cyberharcèlement est plus insidieux et parfois plus lent à identifier.

Ceci dit « grace » a la covid19, l’outil numérique a pris une place de plus en plus importante dans les enseignements de nos enfants. Au sein des lycées, collège mais également les écoles élementaires, ce qui favorise largement la communication numérique entre les eleves… et pas toujours de manière adaptée et bienveillante. 

Donc soyons vigilants. D’autant plus, vis-à-vis et envers les filles… Oui je sais, cela ne devrait pas être un sujet mais sachez que dans le monde merveilleux de 2023, 73% de la gente féminine à travers le monde est victime de violence numérique… 

Du cyberharcelement à l’insulte anonymisée, c’est tout un univers des possible qui se décline… bien au chaud derrière un écran : un « #SaleP… » qui peut rapidement devenir dévastateur.

Destructeur parce qu’il touche un être en plein développement, où le « soi » n’est pas encore assez opérant pour savoir faire la distinction entre une vérité fondamentale (une vérité absolue) et ce qui n’est qu’interprétation et/ou manipulation. Une estime de soi en pleine construction qui la rends très/trop sensible au regard de l’Autre.  Ce qui fait du harcelement un evenement pouvant ébranler les fondations de la personnalité d’un individu et avoir un impact sur le reste de sa vie.

Un enfant harcelé à l’école c’est un enfant qui part apprendre dans un environnement hostile, autant dire que rapidement les apprentissages seront impactés et passeront au second plan pour laisser place à l’angoisse de se rendre à l’école.

C’est comme ça qu’il arrive d’observer un bon elève qui en quelques semaines refuse de travailler, avec des notes qui dégringoles sans pour autant s’en émouvoir… puisque finalement cela lui permet de ne plus se faire moquer : d’intello/fayot/premier de la classe… Il se fond dans la masse, il n’est plus la cible. Cela reporte cependant les tensions dans le milieu familial.

On en parle ?

Parler du harcèlement à la maison avec nos enfants, c’est la meilleure manière d’éviter d’en faire un sujet tabou. Parler du secret qui généralement l’entoure et isole la victime dans sa détresse. Le harceleur a ainsi deux caractéristiques ; il s’attaque à plus petit/faible que lui (Il cherche la domination, mais n’est pas sûr de lui. Cibler des élèves de plus petite classe est ainsi une bonne façon d’avoir peu de résistance) et il s’assure que personne ne viendra menacer sa position. Il est le plus souvent discret dans les actes, mais ouvertement dans la menace :

« Si t’en parle à tes parents, je te casse la tête/je les tue/… »

C’est le plus sur moyen que sa victime s’enferme dans le silence, de peur d’être responsable de ce qui pourrait arriver à sa famille et ses amis. Cela s’appuie sur le principe très fort de la pensée magique. 

Parler est une bonne chose, mais à qui en parler ? Pour que Martin puisse demander de l’aide, il faut déjà qu’il sache qu’il en a le droit et que sa parole puisse être entendue.

 

Il peut en parler à un adulte de son choix, de confiance. À l’école, la maitresse, la personne qui surveille la cantine, l’animateur, ses parents bien sûr ou qq.’un de son entourage qui pourra contacter l’école.

S’il n’y a personne autour de Martin, un ami peut faire l’affaire ou encore il peut appeler le numéro vert : 3020. « Non au harcèlement » qui pourra l’écouter et trouver une solution pour que le harcèlement s’arrête. 

 

Et le 3018 pour les situations de cyberharcèlement. cliquez ci-dessous : 

Lorsque l’on détecte un harcèlement, oui on peut proposer un suivi psychologique à la victime… Mais attention à ce que cela ne soit pas la seule mesure mise en place. Il faut faire cesser le harcèlement. Envoyer un enfant chez le psy pour harcèlement sans que celui-ci cesse revient à lui dire :
« C’est toi le problème. tu n’avais qu’à pas être moche/petit/timide/roux/avoir des lunettes… »
S’il est bien sûr pertinent pendant ces séances de travailler l’estime et la confiance en soi, sa relation à l’Autre, Il est tout aussi primordial que l’enfant constate qu’il y a un réseau autour de lui qui est là pour l’aider à sortir de cette impasse : ses proches, sa famille, son établissement et la loi. L’accompagnement par la famille et les proches est fondamental, pour restaurer l’estime et la confiance en soi. Première chose : ne pas remettre en cause sa parole. (Si doute il y a, l’aborder à un autre moment) Pouvoir échanger, verbaliser les émotions, le ressenti, la colère et l’injustice de cette situation. Oui le psy c’est bien, mais la première ressource est bien la famille, les parents.

Je rencontre trop de jeunes et moins jeunes qui ont été victimes de harcèlement sans avoir pu en parler. Ou pire… Qui en parle, mais sans que cela ne change la situation. Il est primordial de faire évoluer la situation de harcèlement lorsque votre enfant/élève ose finalement prendre la parole. S’il ne se passe rien, le message qui va passer à votre enfant/élève sera le suivant :

« Quand tu as un problème, ce n’est pas la peine d’en parler. Personne ne peut rien pour toi. Tu dois te débrouiller seul. Moi ton parent, je ne suis pas capable de te protéger ».

Ce n’est évidemment pas un message que l’on veut donner à son enfant. Et d’autre part, cela donne un message d’impunité à l’harceleur qui le conforte dans un sentiment de toute-puissance…  Ce qui reste problématique.

Et après, on peut faire quoi exactement ?

Rapidement après avoir accueilli la parole à la maison, il est important d’en parler à l’établissement scolaire. On peut être tenté d’aller voir les parents du harceleur, mais ça peut assez rapidement mal tourner. Or, pour résoudre une situation de harcèlement, il est important de ne pas s’inscrire dans le registre de l’émotion. 

Donc on délègue d’autant plus que les établissements ont une obligation de moyen pour prévenir et traiter les cas de harcèlement. Si cela ne suffit pas  et que l’établissement échoue a offrir à votre enfant un environnement scolaire serein et bienveillant (oui, soyons optimistes)  n’hésitez pas à gravir un échelon et aller porter plainte au commissariat.


On hésite pas, depuis le 2 mars 2022 a adopté un nouveau texte de loi caractérisant de délit le « harcèlement scolaire » avec des peines maximales encourues de 10 ans de prison et de 150 000 d’euro d’amendes (dans les situations extrêmes). Si l’objectif n’est pas d’en arriver là, il est clair que la reconnaissance du « droit à la une scolarité sans harcèlement » est primordiale. 

Concrètement, il est fort peu probable qu’il arrive quelque chose (judiciairement parlant j’entends) au harceleur, mais une petite discussion avec un OPJ aura toujours plus de poids qu’une visite dans le bureau du CPE dont certains élèves (tous ?) se contrefichent allégrement.

S’il vous semble que le commissariat pourrait ne pas vouloir enregistrer votre plainte, vous pouvez toujours remplir une préplainte en ligne ici : 

In fine, l'important ?

On l’aura compris, le harcèlement scolaire peut être dévastateur sur le court terme, mais également sur le long terme. Pour contrer cela,  il est primordial de savoir répondre présent rapidement… faire bouger les leviers nécessaires (ecole/plainte) et d’accompagner son enfant dans une réassurance et estime de soi pour éviter les failles narcissiques qui pourraient persister.

… gérer, éviter, prévenir le harcèlement c’est un combat de longue haleine. Ce n’est malheureusement pas le seul piège que l’on peut rencontrer dans la vie scolaire et son environnement. On parle écrans, manque de sommeil et valorisation des acquis pour commencer/continuer l’année scolaire de manière plus sereine. à lire ci dessous : 

Préparer la rentrée

La rentrée approche, avec un peu de chance vous avez partagé 1,2 voire 4 semaines de vacances avec vos touts petits ou plus grands… Eux ont accumulé le double, parfois chez les grands-parents, qui disont le, ont largement revu leurs standards d’éducation depuis le temps où vous étiez vous mêmes enfants. « On n’est pas les parents, ce n’est pas à nous de faire leurs éducations. » Certes… ils n’ont pas tort sauf que le travail de l’année est à refaire… Ne jetons pas la pierre sur Papy & Mamy, tout le monde est bien ravi qu’ils soient présents et bienveillants.

D’ailleurs pendant les congés, on a un peu tendance a suivre le même principe… Alors si le petit dernier veut pique-niquer dans le jardin plutôt que manger à table (même si c’est sur la terrasse) on aura plus facilement tendance à accepter. «C’est juste une fois et puis c’est les vacances après tout !! »

La moitié nord du pays s’en rends probablement plus compte que le sud, mais les vacances estivales se rapprochent dangereusement de la rentrée…

as question de commencer à stresser tout le monde, pas de récitation de la table de 7 ni de chronologie des Mérovingiens. Il est important de profiter de ces derniers jours de vacances et de se préparer en douceur.

Subtilement on se couche un peu plus tôt… Non, on ne sonne pas la retraite à 19h45 si ça fait 2 mois qu’ils se couchent à 22h47.  Il nous reste 1 petite semaine, on prends le temps et on avance le coucher de 10 min en 10 min chaque soir (plus ou moins en fonction de l’heure à rattraper) pour que la veille on soit à la bonne heure (disons 20h30 pour les primaires, 21h30 pour les collégiens). Si on doit gérer des problèmes de sommeil on peut aller lire ici pour trouver quelques astuces : 

On commence doucement à évoquer la rentrée, toujours de manière positive.

Une fois réglée le décalage du coucher qui perfidement se met en place au cours des vacances, on passe sur le coeur du sujet. 

On parle des copains de classe, c’est peut-être le moment d’inviter un copain que votre enfant n’a pas vu de l’été. On parle de la classe verte qui va se passer pendant l’année, des sujets qu’ils vont apprendre cette année et qui les intéressent, la reprise des activités extrascolaires… (Si si en cherchant bien, il y a toujours qqch.)  Si la rentrée est difficile pour certains, on essaie de programmer quelques sorties familiales qui plaisent à tout le monde pas loin après la rentrée, pour que l’on puisse se projeter sur quelque chose de positif. Que cela soit un pique-nique sur la plage le vendredi 8 au soir, ou une soirée crêpes le soir de la rentrée… 

La veille au soir, on prépare ensemble les vêtements pour le matin. Cela nous évitera de perdre du temps en discussion, argumentation, obligation le lendemain à 7h58…  Et au mieux, ça deviendra une bonne habitude. Of course, on fait la même chose pour le cartable.

Le jour de la rentrée

Le jour de la rentrée, on met le réveil 15 min en avance par rapport à l’heure initialement programmée. Oui, on veut tous qu’ils dorment le plus longtemps possible… mais on veut surtout que ce premier matin se passe bien. C’est à dire pas de cri, pas de rush… donc on prend son temps. Les 15 min de sommeil « perdu » sont largement compensées par l’ambiance zen qui règne lorsqu’on a le temps. 

Donc on ne culpabilise pas d’avoir mis le réveil à 7h15 et non pas à 7h30. Soyons honnête se réveiller à 7h50 pour être à l’école à 8h20 (même si elle est au bout de la rue) est illusoire.

 

On prend donc le temps de se réveiller en douceur, de petit déjeuner ensemble et de partir à l’école sans devoir courir parce qu’on est en retard… déjà. On peut même réveiller la Bree Van de Kamp qui sommeille en nous et en profiter pour faire des pancakes maison… ça mettra tout le monde de bonne humeur. Surtout si c’est papa qui les fait ! Pour la best recette des pancakes ever c’est par là :  

Bon perso j’y rajoute des myrtilles et je mets pas le beurre fondu sur les pancakes… il y en a déjà assez dans la recette anyway. Bien sûr on peut aussi tenter le pain perdu ou le breakfast continental… chacun ses préférences, mais on tente de marquer le coup avec quelque chose de particulier pour ce petit dej du lundi 4 septembre.  

Au retour de l’école, cela serait bien si exceptionnellement vous puissiez rentrer pas trop tard et partager ce temps de « l’après ». 

Certains enfants parlent spontanément de leurs journées, ce n’est pas le cas de tous. Pour les récalcitrants de la parole on peut les aider avec quelques questions sympas. 

– Qu’est ce que tu as vu de plus rigolo aujourd’hui ? 

– Est-ce que tu peux m’apprendre ce que tu as préféré apprendre aujourd’hui ?

– C’était quoi le truc le plus bizarre de ta journée ?

– A quel jeu vous avez joué avec tes amis à la récréation ? 

– Quel enfant est ton opposé dans ta classe ? 

– Pourquoi tu penses que c’est ton opposé ?

– Quelle activité aimerais-tu maitriser cette année ? 

– La plus grosse bêtise que tu as dite aujourd’hui ? 

– La plus grosse bétise que j’ai dite aujourd’hui ? … au choix (plus quelques autres selon votre appréciation) et oui vous participez au jeu, cela sera moins perçu comme un interrogatoire en règle, et cela sera plus sympa. Pour les plus petits, vous pouvez leur proposer de jouer à la maitresse ou au maitre. Votre enfant dans le rôle de l’instituteur, et vous en élève… ca devrait vous donner une bonne idée de ce qu’il se passe en classe. Vous pouvez mettre à contribution les frères et soeurs plus grands (pour nourrir le banc des élèves) s’il y en a. 

Nos écrans partagés

Important également, l’absence d’écran pendant les temps partagés du retour d’école. Je ne parle pas de nos ados (encore que), mais surtout de nous, parents hyper/trop connectés. Oui je sais, « c’est pour le boulot, c’est urgent »… sauf que :

– Vous perdez toute votre légitimité à demander à vos ados (oui, cette fois-ci c’est bien d’eux que l’on parle) d’arrêter le portable lorsque vous êtes ensemble.

– Ce temps partagé que vous perdez, vous risquez également de le payer quelques demi-heures plus tard quand vos touts petits ne voudront pas aller se coucher… estimant qu’ils n’ont pas passé assez de temps avec vous ce soir. Et le/la voir sortir de son lit une bonne quinzaine de fois avant de se décider à y rester. À noter que vous vous exposez à la même « réponse » si vous rentrez de manière systématique à la maison après 20h alors qu’ils sont censés se coucher à 20h15.

 

Oui, il y a un idéal (comme partout) et il y a aussi le principe de réalité… faire concilier les deux est un peu le challenge de chaque rentrée. Parce que chaque enfant est différent, il n’y a malheureusement pas de solution miracle applicable à tous, mais ces quelques principes de bases devraient vous permettre de faire de la rentrée autre chose qu’un moment de stress…

Et si on passait une bonne rentrée scolaire cette année ?

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La canicule : mode d'emploi

En 2003, nous pouvions prétendre à la naïveté, mais en 2023 nous sommes rompus à l’exercice. Pour continuer à apprécier l’été, il va nous falloir nous adapter à la canicule… Comme chacun le sait, nous ne pouvons pas nous adapter. 40°c c’est difficile à supporter et cela le sera toujours l’année prochaine ! Par contre, on se doit d’adapter nos lieux de vie et surtout nos villes… dès aujourd’hui. 
Mais pour ce soir et en cette période caniculaire (la seconde de l’année, détail à ne pas faire semblant de ne pas voir), ces gestes basiques (d’ici et maintenant) restent essentiels : 

  • S’hydrater beaucoup (esquiver la déshydratation),
  • éviter l’alcoolisation (ça déshydrate),
  • manger suffisamment (surtout des légumes et fruits de saison. C’est plein d’eau, c’est frais et on évite l’écueil du trop gras/trop sucré à éviter pour notre corps en surchauffe). 
  • Bien sûr on limite l’activité physique pendant les heures plus chaudes (c’est pas le moment de construire la cabane des enfants au fond du jardin) si possible (certains n’ont pas cette chance : en 2020 sante publique France a comptabilisé 12 « accidents du travail mortels » en lien possible avec la chaleur).
    • Rafraichir la maison… aérer le matin (le moment le plus frais de la journée est théoriquement la demi-heure après le lever du soleil : donc 6h30, oui c’est un peu tôt) et maintenir la fraicheur de la maison pendant la journée en fermant volets et fenêtres.
    • On peut également choisir de vieux draps de coton épais qui restent frais en été, dormir au doux son du ventilo/clim et avoir un torticolis le lendemain…  

    Mais finalement ? 

    Non, nous n’avons pas oublié que c’est la seconde canicule de l’année… même si certains en doutent, alors que juillet 2023 vient d’être officiellement reconnu comme le mois de juillet le plus chaud depuis le début des enregistrements de température. En 2020, nous avons connu 3 vagues de chaleur, en 2019 niveau historique de 46°C sous abris pres de Montpellier, 2018, 2015, en 2006 la méditerranée atteignait 30°c à Marseille… et bien sûr 2003.
    En somme ce que l’on nous avait vendu comme « séculaire » au début du siècle a une fâcheuse tendance à devenir une habitude annuelle. C’est le principe du changement climatique qui nous promet (on le constate déjà) une augmentation des fréquence des épisodes météorologiques extrême, comme les vagues de chaleurs… Mais pas que. Pour une petite idée de l’impact de changement climatique sur notre santé, je vous renvois à ce petit condensé sur le sujet : 

     

    Bon parce qu’au milieu de tout ça notre santé mentale, je pense que vous vous en êtes rendu compte tout seul, la canicule… elle n’aime pas. La canicule fatigue, ajoute une contrainte (qui challenge nos limites physiologiques) et non des moindres, sur notre quotidien déjà surchargé.
    Elle rend irritable (certaines études montrent un comportement plus violent lors des épisodes de chaleurs… Génial !) et nous enferme de nouveau dans un « ici et maintenant » insupportable… un écho de nos confinements finalement pas si lointain dont nous n’avions clairement pas besoin).
    le tout combiné à une éco-anxiété grandissante dont on ne sait plus ignorer l’alarme aigue et continue. Bref le cocktail idéal pour réactiver angoisses et décompenser d’autres syndromes… tel que trouble de l’humeur, automutilation, psychose ou (re)plonger dans la tentation à certaines addictions. Oui la santé mentale, personne n’en parle, mais elle a pourtant un impact majeur qu’il va falloir apprendre à anticiper. 

     

    Nos lieux de vie face au changement climatique

    Pour anticiper, la meilleure méthode c’est la prévention : Eviter la situation problématique donc.  En ce qui concerne les canicules, comment éviter la situation ?
    On a bien sûr l’option travaillant à la 
    réduction de nos gaz à effets de serre, cela aidera pour les canicules suivantes suivantes suivantes, mais dans le ici et maintenant j’ai peur que ça ne nous aide pas. On se tourne alors vers l’adaptation.
    Parce que c’est bien gentil le coup du verre d’eau et du ventilo, mais est-ce bien raisonnable de s’en contenter ?
    Qu’a-t-on fait évoluer en vingt ans ? Comment avons-nous adapté nos habitats et nos villes ? Il est vrai que la canicule s’invite partout sur le territoire, mais elle est particulièrement aidée par le phénomène d’« ilot de chaleur » qui emprisonne les zones urbaines. Tout simplement par le phénomène d’absorption des radiations solaires par les matériaux…sombre bien souvent. On le sait, les couleurs sombres captent plus la chaleur. Les toits de paris en zinc gris, si beaux que certains veulent les faire classer patrimoine mondial chauffent à 89°c en plein soleil un jour d’été.  Le bitume de nos routes, parking, de nos trottoirs, de nos cours d’école (pas encore transformé en cour oasis…) absorbe une chaleur qui nous est restituée par la suite. Une chaleur qui s’accumule jour après jour et qui s’additionne au « petit » degré supplémentaire dut à l’utilisation massive des climatiseurs (pour ceux qui en ont)… aggravant les inégalités sociales, cette fois devant « l’accès à la fraicheur ». (Le véritable challenge du XXI°s au milieu d’une multitude d’autres, pourtant déjà primordiaux, est l’inégalité sociale qui s’invite dans chacun d’entre eux, en les aggravants d’autant plus)

    Le vert à la rescousse

    Pour limiter cette chaleur, on appelle la végétalisation à la rescousse. Dans nos habitats, et dans nos villes. On pense souvent à la ville, mais 68% d’entre nous habitent une maison individuelle. Et déjà, on peut penser à comment adapter notre maison aux prochaines canicules. La végétalisation des façades par une glycine, vigne vierge, du houblon… au choix va permettre une interception, absorption et réflexion d’une partie du rayonnement solaire par le feuillage. On y gagne donc en confort thermique et confort sonore. Oui ça atténue les sources de bruit…  on touche à l’enjeu princeps de l’adaptation de notre habitat à la chaleur : on est doublement gagnant.  (On y reviendra plus tard). Cependant, si ce n’est le houblon qui a une croissance exponentielle, végétaliser sa façade la plus exposée, cela s’anticipe. Et pourquoi pas maintenant ? Certains diront qu’il ne faut pas « abimer » la façade… Les plantes grimpantes abiment les vieux enduits sur les vieilles façades, bref des murs déjà abimés en somme. Et si on veut vraiment garder sa façade abimée telle quelle on peut toujours tirer des treillis métalliques pour faire courir une clématite et qui ne touchera donc pas la façade, mais vous offrira son ombrage dés l’été 2024. Ca tombe bien, on ne part pas l’été 2024, ce sont les JO.

    Pour nous autres citadins, on peut faire de même sur nos façades d’immeuble. Oui on peut végétaliser des façades d’immeuble. (Petite balade dans votre moteur de recherche s’impose : « façade immeuble végétalisée Paris » histoire de s’inspirer) Donc on ne loupe pas la prochaine réunion du syndicat et on milite pour du vert ! Ça rafraichira tout le monde et ça donne le sourire (in fine). Même combat pour les cours d’immeuble, où arbres et autres choses vertes à chlorophylles peuvent prospérer.

    C’est là où l’on revient sur le côté transversal, la végétalisation de la ville, ça joue sur la biodiversité, la fraicheur, l’environnement sonore, l’esthétique, le moral des citadins… On gagne sur tous les tableaux. Et lutter contre la canicule c’est une lutte qu’il faut mener en coordination avec la lutte contre la pollution de l’air puisque la végétalisation nous aide dans ces deux combats

    Réintroduire la nature autour de soi

    Un arbre va utiliser l’énergie solaire, non pas en nous la restituant telle quelle, mais en fabriquant de la matière verte qui par le mécanisme d’évapotranspiration va rejeter de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. C’est pourquoi la foret (tropicale) génère la pluie… Donc en détruisant la forêt, on diminue les pluies… en diminuant les pluies on réduit les chances de voir repousser la forêt… et ainsi de suite… Sans vouloir prétendre transformer Paris en jungle (ça l’est déjà par ailleurs), la végétalisation de celle-ci est hautement nécessaire. Aussi nécessaire que le fut en son temps la réorganisation de la ville par le baron Haussman. C’est pourquoi la végétalisation de la capitale si elle doit être efficace (il le faut), ne doit pas se limiter a 170 000 arbres (qui représente 5 ha sur les 10 500 de la ville), mais transcender le temps politique et s’inscrire dans la durée. Nous citoyens, sommes le fil d’Ariane de ce besoin de transformation de la ville. Au-delà des mandats, au-delà des conflits politiques. Pour changer le monde, il faut commencer par à côté de chez soi. Son balcon, sa fenêtre, la cour de l’immeuble, peindre en clair l’allée piétonne, piétonniser la rue en bas de l’immeuble (j’ai une requête spéciale pour la rue d’Alençon d’ailleurs), proposer des idées au budget participatif de la ville (demander à votre ville de faire un budget participatif), s’investir dans les associations de quartier… l’éventail des possibles est immense in fine.

    Penser une architecture et un urbanisme sanitaire. Utiliser les spécificités de chaque ville pour en faire un atout. Nous n’avons pas besoin de centre-ville similaire à Londres, Paris, Sydney ou Pretoria, nous avons besoin de ville qui renoue avec leurs identités propres sans tomber dans l’écueil de la ville musée. 

    Paris, est une des capitale les plus denses et vient de se doter d’un PLU (Plan local d’urbanisme) bioclimatique avec une politique d’incitation à la végétalisation pour trouver de la surface à verdir dans la ville. Mais qu’en est-il de l’optimisation de son sous-sol de carrière que l’on pourrait utiliser pour mettre en place des climatisations naturelle du bâtis par le biais de puits provençaux. Et cette petite ceinture on la valorise un jour ?

    En somme, cesser de vivre dans une ville pathogène, rendre la ville agréable, reprendre la ville à l’automobile qui nous l’a volé il y a quelques décennies déjà.
    En récupérant l’espace public vampirisé par l’automobile, on peut reperméabiliser les sols, accélérer la végétalisation, améliorer la vie de quartier, créer une ambiance village, lutter contre l’isolement social, contre la pollution de l’air, contre la canicule et contre le coup du verre d’eau et du ventilo…

    Consolider le lien avec ses préados pour se tenter une adolescence la plus zen possible

    On a encore la sensation de leurs 3,2kg dans les bras et déjà on les voit s’éloigner vers l’adolescence… Ça passe vite et ces petites années passent encore plus vite. On est à l’aube de l’adolescence et il est temps de consolider/recréer ce lien qui parfois fait défaut…. Parce qu’il y a de la colère dans leurs comportements, parce qu’il n’y a pas le temps, parce qu’on est trop fatigué.

     

    Au milieu de tout ça, et pour se préparer une phase adolescente sereine, il est temps de faire cet effort de garder le lien avec notre préado pour qu’au moment où il se rendra compte qu’il n’a plus besoin de nous (en tout cas, il en aura la croyance), il ait encore l’envie de partager deux trois petites choses. Pour cela, il est de bon ton de faire passer le message :

    Je m’intéresse à ton monde.

    Cela veut dire quoi ? On prend le temps d’avoir des moments où la famille se retrouve, des temps partagés. Oui, il y a les vacances… Globalement c’est bien, mais cela ne suffit pas. Et d’autre part, si on compte que sur les vacances, il est fort probable qu’à un moment donné on puisse vous dire « je préfère aller chez Thomas/Sidonie… ». Donc on a la nécessité de réinvestir le quotidien :  les moments de tous les jours.

    Réinvestir le quotidien de nos préados

    C’est vrai, ils sont de plus en plus autonomes. Mais ce n’est pas une raison pour ne plus être présents. Alors si ce n’est plus le cas, on recommence à manger ensemble. Si c’est trop compliqué, on peut tenter avec des repas conviviaux en fonction des préférences de chacun. Une soirée crêpes, une raclette, des fajitas, un couscous… L’idée est que cela fasse plaisir et que ça se passe bien. Du coup, on évite d’enchainer sur l’évaluation de grammaire ratée de N°2 (c’est pour un autre moment).  

    Condition sine qua non : On laisse le portable sur le meuble dans l’entrée. Ainsi on évitera une normalisation de l’utilisation envahissante du téléphone portable au sein du foyer familial. Notez qu’en gardant le vôtre en permanence, vous faites passer le double message : «Ce qu’il se passe dans mon téléphone est plus important que toi » ainsi que « le téléphone est un indispensable »

    Pour cela, il est primordial de faire le premier pas. On laisse le portable sur le meuble de l’entrée et on ne répond plus aux sms et autre mail « super urgent » pendant qu’on les aide à faire les devoirs, pendant le repas ou qu’on les écoute tout simplement nous raconter la sortie scolaire. Ce qu’il y a de « super urgent » c’est de faire passer le message que votre enfant est assez important pour que vous lui accordiez votre attention sans qu’il ait besoin de faire des bêtises pour cela.

    On s'intéresse et on accorde du temps

    Maintenant que nous sommes reconnectés à leurs réalités. On s’intéresse à ce qu’ils aiment. Les BD, la musique, un sport, le jeu de rôle, le street art… peu importe. On en parle ensemble, on pose des questions, on s’intéresse vraiment. Et on se renseigne, en épluchant internet voir s’il n’y a pas un évènement qui pourrait les intéresser et on propose… d’aller faire une balade « street art » dans le 13e arrondissement, de les accompagner voir un match de volley dans la ville voisine, aller assister à un concert ensemble… voire lui proposer de repeindre le mur intérieur du garage/sas en faisant un street art familial. Oui, on sort de sa zone de confort en s’amusant ensemble… L’objectif est de garder le contact et que votre futur ado ait la capacité de se dire que oui vous pouvez être une personne-ressource même à l’adolescence.  Venir vous parler si quelque chose ne va pas dans son quotidien… Que ce soit du harcèlement, des difficultés à travailler, à avoir des amis ou tout simplement pouvoir vous dire « ça ne va pas, j’ai besoin d’aide ».